|
|
Le nouveau Glidin’Rap de 15 cm |
Par Marc Roiron |
|
À gros leurre, gros poisson ! Ceci est vrai pour le brochet, nous avons tendance en France à utiliser des leurres de petite taille contrairement aux Suédois et aux Irlandais qui n’hésitent pas à employer de vrais chausse-pieds pour traquer maitre Esox lucius. La société Rapala l’a compris et sort début 2010 le nouveau Glidin’Rap de 15 cm. Je l’ai testé en avant première et j’ai constaté que ce gros leurre est effectivement très productif sur les gros brochets.
Ce jerk baits sans bavette a été conçu exclusivement pour le brochet.
Je n’hésite pas à donner des coups de scion désordonnés assez secs pour faire partir le leurre dans plusieurs directions et j’entrecoupe ces mouvements par de courtes pauses afin d’effleurer le tapis d’herbe sans le toucher. Comme avec d’autres gros jerk baits, pour éviter les bouclages répétés, lorsque le leurre touche l’eau je mets un petit coup de poignet, ceci pick-up rabattu et fil tendu, pour mettre le leurre dans l’axe de la ligne. Le leurre a été conçu dans un bois d’abashi hyper résistant, les nombreux coups de dents n’en viendront pas à bout facilement. La finition du leurre est parfaite, c’est une qualité Rapala. L’armement du leurre est assuré par deux triples VMC 3/0 black Nickel très piquants. Ce leurre travaille entre 0,6 m et 1,5 m, profondeur idéale pour passer juste au-dessus des longues herbes à brochets qui tapissent le fond de certains lacs. Son poids est de 72 gr, n’hésitez pas à employer une canne 50-100 gr pour éviter la casse du blank sur les puissants lancers. Ce leurre est disponible en 8 coloris différents, le coloris OFL a été utilisé durant les essais. Durant une semaine de pêche en lac j’ai pu capturer en cette fin d’octobre 2009 pas mois de 11 brochets dont 6 avoisinaient le mètre. Je suis convaincu désormais que la taille du leurre influence les attaques des gros brochets qui par fainéantise ne se déplacent pas pour une petite bouchée. Je suis impatient d’être à l’année prochaine pour pouvoir le tester dans d’autres pays, dans des eaux très riches en gros spécimens.
Marc Roiron |